Ça y est : vous pouvez l’acclamer "Le Beaujolais nouveau est arrivé !" Comme le veut la tradition, il sort tous les troisièmes jeudi du mois de novembre avec un goût différent. Un vin très attendu chaque année. Mais à côté de cette bouteille, il y a d’autres sortes de vins du Beaujolais qui souvent, se font voler la vedette par le petit nouveau…
Il est 11h30 à la cave à vins "Nicolas" rue des Tongres à Etterbeek. Thibault Vendenberghe réceptionne les premières bouteilles de beaujolais nouveau de cette année. "Et voilà, elles sont là, nous signale Thibault en montrant la bouteille de 2019. Et ce matin, je pense que ça va être le rush au magasin. Chaque année, les habitués se précipitent pour avoir leur bouteille du beaujolais nouveau. Dans deux semaines, les 500 premières bouteilles seront parties". Le beaujolais nouveau, une vente qui fonctionne bien mais seulement durant une période très courte : au moment de sa sortie. Depuis 1951, une nouvelle bouteille de beaujolais nouveau est dévoilée les troisièmes jeudi du mois de novembre. "Pendant les quatre jours qui suivent la sortie, on ne vend que ça, c’est intense. Et puis ça se calme, car c’est un vin qui se goûte une fois par an entre amis lors de sa sortie, c’est une tradition", nous témoigne Thibault.
On entend donc beaucoup parler de ce beaujolais nouveau dû à cette tradition populaire. Ce dernier est très apprécié car c’est un vin primeur : trois mois après sa récolte, il est déjà mis en vente. Un rendez-vous gourmand pour les amateurs de vins. Mais ce succès fait de l’ombre aux autres vins du Beaujolais. "Quand on voit ces caricatures en Chine où il y a des termes de beaujolais nouveau dans lesquels ils se baignent dedans, tout ça nuit un peu à l’image du Beaujolais. Et pourtant, les vins beaujolais n’ont pas à pâlir de leur qualité", nous explique Emilien Loos, caviste à "Place aux vins" à Woluwe-Saint-Lambert.
En effet, les vins du Beaujolais regorgent de surprises. Chaque bouteille de vin de cette région représente un terroir, une spécificité gustative. "Par exemple sur Morgon on a un terroir avec beaucoup de schiste. Sur Moulin-à-vent on y goûte beaucoup de fer. Via ces vins, on peut déguster une belle palette de goûts différents", nous confie Thibault Vandenberghe. De plus, ils rassemblent deux autres critères très demandés par la clientèle : "Les personnes souhaitent assez souvent des vins avec un taux d’alcool un peu moins élevé, et bien on peut le retrouver dans le Beaujolais. Si on veut un très bon rapport qualité-prix, à nouveau, on le retrouve dans la région", ajoute Emilien Loos.
En effet, les vins du Beaujolais regorgent de surprises. Chaque bouteille de vin de cette région représente un terroir, une spécificité gustative. "Par exemple sur Morgon on a un terroir avec beaucoup de schiste. Sur Moulin-à-vent on y goûte beaucoup de fer. Via ces vins, on peut déguster une belle palette de goûts différents", nous confie Thibault Vandenberghe. De plus, ils rassemblent deux autres critères très demandés par la clientèle : "Les personnes souhaitent assez souvent des vins avec un taux d’alcool un peu moins élevé, et bien on peut le retrouver dans le Beaujolais. Si on veut un très bon rapport qualité-prix, à nouveau, on le retrouve dans la région", ajoute Emilien Loos.
Une belle tradition, malgré tout
Si le beaujolais nouveau vole la vedette aux vins de la région, il reste malgré lui, un rendez-vous incontournable pour les cavistes et les vignerons. "C’est l’ouvrir le troisième jeudi de novembre, entre amis, autour d’une bonne charcuterie, c’est une tradition", nous dit Thibault. "Ça reste une fête vigneronne où on se fait plaisir à percer le vin primeur et à goûter quelque chose de festif", complète Emilien. "Le beaujolais nouveau, c’est un peu comme une virgule dans le paragraphe. On est content de l’avoir découvert et ensuite on passe à autre chose…", termine le caviste.